Identifier le Haut-Potentiel Intellectuel chez l’adulte

Comment identifie-t-on le Haut-Potentiel Intellectuel ?

L’identification du Haut-Potentiel Intellectuel passe par un bilan psychologique qui comporte à minima, une évaluation du Quotient-Intellectuel via la dernière version des échelles de Wechsler pour l’adulte. Toute autre identification ne serait que spéculation et inférences à partir d’un profil hypothétique dont la pertinence reste à démontrer.

Pourquoi identifier le Haut-Potentiel ?

Identifier son Haut-Potentiel Intellectuel, ou à tout le moins, procéder à un bilan psychologique est une manière d’apprendre à mieux se connaître. Loin de donner une simple information binaire de type « Non Haut-Potentiel/Haut-Potentiel », la démarche que je propose donne de nombreuses informations qualitatives sur votre fonctionnement intellectuel, émotionnel et relationnel à même d’éclairer votre passé et votre présent, mais également d’orienter votre avenir. Le but d’une évaluation cognitive est avant tout d’affiner votre vision de vous même, de comprendre quelles sont vos lignes de forces ainsi que vos points de fragilités pour en tirer le meilleur partie. C’est une manière de savoir avec quelle main vous jouez au jeu de la vie.

Pourquoi je ressens un décalage avec les autres ? Pourquoi mes émotions sont elle-si fortes ? Pourquoi est-ce que je me fais tout le temps avoir ? Pourquoi ai-je besoin d’être seul parfois ? Pourquoi ne parviens-je pas à me faire au monde du travail ? Pourquoi suis-je si curieux.se ? Autant de questions qui peuvent trouver des éléments de réponses dans un bilan.

Le bilan tel que je le propose : une double approche.

La démarche d’identification du Haut-Potentiel telle que je la conçois passe par une évaluation double :

Une évaluation de l’intelligence grâce à la Wais-IV

La Wais-IV est l’outil principal d’identification du Haut-Potentiel Intellectuel. Il fournit une évaluation valide, sensible et fiable de l’intelligence générale telle que conceptualisée dans le modèle en trois strates Catell-Horn-Carroll.

Ce modèle postule que l’intelligence est sous-tendue par un facteur unique, le facteur G (strate 1), et que de ce facteur découlent des habilités larges (strates 2) fortement liées entre elles et dépendantes du facteur G, et des aptitudes plus spécifiques (strates 3) qui dépendent des habilités larges et du Facteur G.

En synthèse, les capacités intellectuelles seraient largement liées les unes aux autres et les compétences dans un domaine permettraient des prédire les compétences dans d’autres domaines. Il y aurait donc, en substance une intelligence générale et celle-ci pourrait être mesurée au travers de tests dont les épreuves sollicitent les aptitudes spécifiques de la strate 3.

Ce modèle, s’il est encore discuté, est largement validé par de nombreuses études scientifiques et statistiques et fait aujourd’hui consensus dans la communauté scientifique.

La Wais IV, au travers de 10 subtests, permet d’évaluer les compétences composant l’intelligence générale, et d’exprimer celle-ci sous la forme du Quotient Intellectuel Total. Lorsque le Quotient Intellectuel Total d’une personne est supérieur ou égal à 130, soit deux écarts-types au dessus de la moyenne, on dit qu’elle présente un Haut-Potentiel.

Une évaluation de la personnalité grâce au NEO-PI 3

Pourquoi évaluer la personnalité ?

L’évaluation de la personnalité n’entre pas directement en ligne de compte dans l’identification du Haut Potentiel intellectuel. Cependant, la littérature populaire sur le sujet étant ce qu’elle est, nombreuses sont les personnes qui souhaitent entamer une démarche de bilan par le prisme de la personnalité, en raison de la confusion qui est entretenue entre celle-ci et l’efficience intellectuelle. A une certaine intelligence, correspondrait une certaine personnalité, et vice-versa. Or, la réalité est différente et l »intelligence et la personnalité sont deux choses bien distinctes.

De même, certains psychologue, à partir des résultats aux tests de QI ou de l’attitude démontrée par le sujet lors de la passation, ont tendance à inférer des traits de personnalité. Cela n’est pas toujours fait par malhonnêteté intellectuelle, et il est tout à fait possible d’observer certaines compétences émotionnelles ou une manière d’appréhender le stress ou les situations d’évaluation lors de la passation. Je ne manque moi-même jamais de faire figurer dans mon rapport mes observations sur le comportement pendant la passation du test et la manière dont ceux-ci peuvent éclairer les résultats. Cependant, ces informations sont données indirectement par le test, et celui-ci n’a pas réellement vocation à mesurer la dimension émotionnelle ou interpersonnelle chez une personne. On risque dès lors, si l’on n’y prend pas garde, d’être victime d’un certains nombre de biais ou de projection.

Cependant, les questions que vous vous posez sur votre personnalité et les ressentis qui vont avec sont tout à fait légitimes, et méritent d’être pris au sérieux. Les questionnaires de personnalité offrent dès lors la meilleure évaluation, et permettent d’éclairer les résultats au test de QI ainsi que d’orienter la suite de votre prise en charge.

Un exemple pour mieux comprendre

Prenons un exemple. Nathan a 26 ans, il ressent depuis toujours un décalage avec les autres. Il est souvent préoccupé par ce que l’on pense de lui, et il peine à dormir parfois tant les souvenirs de ses quelques maladresses sociales et les erreurs qu’il a pu faire tournent en boucle dans sa tête. Un jour, en se promenant à la Fnac, il tombe sur le livre qui évoque le Haut-Potentiel chez les adultes. Il feuillète le livre, quand il se sent pris d’un vertige. Il se reconnaît en tout point dans la description qui est faite de ces zèbres. Eux aussi se sentent en décalage et peinent à trouver leur place, eux aussi se posent trop de questions, eux aussi ont un mental qui ne s’arrête jamais. Désarçonné, il refuse de croire que lui, dont l’estime de soi est si faible par ailleurs, pourrait être Surdoué. Pour en avoir le coeur net, il prend rendez-vous avec un psychologue pour un bilan. Le test de QI révèlent des capacités cognitives dans la norme supérieure. Nathan est donc quelqu’un d’intelligent, cela ne fait aucun doute, mais son efficience ne diffère pas assez de la norme pour qu’on parle de haut-potentiel. Un psychologue souscrivant à l’approche qualitative du haut-potentiel pourrait être tenté de trouver une « raison » à ce résultat qui ne correspond pas à l’attendu et à la description des « zèbres ». Nathan sera donc étiquetté comme haut-potentiel malgré ses résultats dans la norme.

Le questionnaire de personnalité en revanche, s’il en passe un, révèle une tendance très forte à ressentir des affects dépressifs et anxieux créant des difficultés à rentrer en contact avec les autres et un repli sur soi. Cette tendance, aussi forte, n’est pas commune. Mais on sait comment travailler sur ses questions, et on peut désormais commencer à mettre des choses en place avec Nathan pour l’aider à mieux gérer cette difficulté. L’étude de sa personnalité donne une réponse que le test de QI ne peut donner qu’au prix d’une lecture orientée et de contorsions avec le réel pour le faire rentrer dans une case.

Comment mesurer la personnalité ?

La mesure de la personnalité est réalisée au travers d’un questionnaire de 240 questions validé scientifiquement et faisant figure de référence actuelle dans le domaine de la mesure de la personnalité. Il demande d’évaluer son adhésion à des phrases comme « je suis la vie de la fête », « il m’arrive de ressentir un profond désespoir » ou encore « je préfère lire un bon livre que de sortir boire un verre avec des amis ». Ces questions ont vocation à mesurer notre tempérament selon 5 grands traits de personnalité faisant l’objet d’un relatif consensus scientifique et recouvrant de nombreux pans de notre vie affective, relationnelle et intellectuelle. De la même manière qu’avec le QI, les résultats nous permettent de nous comparer au reste de la population sur ces dimensions et non de nous faire rentrer dans une case ou de nous apposer une étiquette, ce qui garantit le respect de votre individualité.

En revanche, notre tempérament peut nous prédisposer à traverses certaines difficultés ou à développer certaines pathologies, mais également à réaliser certaines tâches ou à poursuivre certains centre d’intérêt. C’est le questionnaire de personnalité est une source d’informations de grande valeur.

Comment se déroule un bilan Haut-Potentiel ?

Le bilan se déroule en trois phases :

  • Une phase préliminaire comportant un entretien d’une heure : cet entretien nous permet de faire connaissance, de vous présenter la démarche et les outils, ainsi que de prendre rendez-vous pour les deux phases suivantes.
  • Le bilan : l’évaluation de l’intelligence se fait lors d’une séance de deux heures. L’évaluation de la personnalité est réalisée à domicile via un lien transmis par mail vers le questionnaire en ligne.
  • La restitution : je vous restitue en une heure les deux évaluations et les liens qu’on peut faire entre les deux. C’est au cours de cet entretien que je vous remets le rapport d’une quarantaine de page détaillant les résultats présentés. Vous recevez également une version en PDF du même rapport par mail.

Au terme du bilan, il est possible de réaliser un travail ensemble sur les points de difficulté soulevés lors de celui-ci.

Combien coûte un bilan ?

Le bilan complet coûte 600 euros tout compris (rencontres, passation, rapport). Ce montant est réglable en trois fois lors des trois rencontres.

Il est possible de réaliser uniquement l’évaluation de l’intelligence pour 450 euros, ou seulement l’évaluation de la personnalité pour 200 euros.

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